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isakurt Afrika 06
19th Jan 2006
D'Atar Ă  Dakar

DÂ’Atar Ă  Dakar
Sur la piste de Chinguetti à Atar, nous avons rencontré le motard allemand que nous avions connu sur le bateau, Christian. En sa compagnie, nous avons assisté à l’arrivée de la spéciale du « Dakar », Zouérat-Atar. Avec plaisir, j’ai retrouvé quelques anciens copains qui participent encore et toujours à la course. Le soir, nous avons obtenu l’autorisation de rester sur le bivouac et de bénéficier de l’hébergement. Ca nous a changé de l’habituel couscous ! Nous avons également profité de faire un service sur nos motos qui en avaient bien besoin. Le lendemain, nous avons quitté notre ami Christian, qui commençait ça remontée vers le Maroc, et poursuivit notre chemin en direction de Tidjikja. Depuis mes participations au « Dakar », je rêvais de revenir sur ces pistes mythiques en tant que « touriste » et de prendre le temps de m’arrêter pour prendre des photos. Nous avions prévu de faire ces pistes en 1999, mais en raison de la clavicule cassée de Kurt, nous avions dû renoncer et avions pris d’autres pistes plus faciles. C’est donc avec beaucoup d’impatience que j’attendais ce moment. La journée ne commence pas trop bien : au dernier moment j’ai du changer le début du tracé sur une quarantaine de kilomètres pour rejoindre la piste principale, selon des informations que l’on avait données, et je n’ai pas eu le temps de bien préparer ce tronçon. On doit chercher la bonne piste et faire plusieurs demi-tour. De plus mon GPS tombe en panne. Heureusement ce n’est pas grave, juste un problème d’alimentation. Kurt réussit à réparer, mais on perd tout même une bonne demi-heure. Des motards nous avaient dits qu’il fallait compter 2 à 3 jours pour rejoindre Tidjika, environ 400 km. J’espérais réussir en une journée. Mais il était déjà midi lorsque l’on a enfin rejoint la piste principale et il restait encore 350 km à faire. Le début est très sinueux, cassant et donc très lent. A plusieurs reprises la piste disparaît dans des petits cordons de dunes. Parfois relativement mou, mais avec nos motos, nous n’avons aucun problème. Par contre à deux reprises on se sépare malencontreusement et on se perd... Dans les dunes, impossible de se retrouver. On se cherche un bon moment et finalement on se retrouve au prochain point GPS.
De toute la journée, nous n’avons rencontré qu’une seule voiture et 2 tentes nomades... Au couché du soleil, comme un cadeau tombé du ciel, une caravane de chameaux défile devant nos yeux sur la crête des dunes. On croit rêver, c’est un moment merveilleux, magique. On ne pense même pas à faire une photo... On poursuit jusqu’à la tombée de la nuit et décidons de faire un bivouac ; il nous reste encore 100 km pour atteindre Tidjikja. C’est la première fois que l’on fait un bivouac rien que tous les deux au milieu du désert. Nous avons deux petites tentes, une pour nous et une pour le matériel, mais pas grand chose à manger : un bout de pain, une boîte de fromage « Vache qui rit » et une bouteille d’eau. Mais c’est une expérience très sympathique. Heureusement que nous n’avions pas continué les 100 derniers kilomètres de nuit, car les paysages sont de toutes beautés. La piste empreinte un oued sablonneux qui longe des oasis, palmeraies et quelques petits villages. Absolument magnifique.
Vers 11 heures, on arrive affamé à Tidjikja. On mange d’abord un grand plat de spaghettis et ensuite prenons une bonne douche.
L’auberge se trouve à côté de la station essence, c’est pourquoi on ne se fait pas de soucis concernant nos pleins. Erreur ! Le lendemain matin, le gérant de l’auberge nous demande si on a assez d’essence pour aller à Kiffa, car il n’y a pas d’essence dans le village, seulement du diesel !! Mais si on veut, il peut nous organiser quelques litres, mais bien entendu au double du prix normal... Je suis furieuse et suis persuadée qu’il nous ment. Je prends ma moto et part au village me renseigner. Malheureusement c’est la vérité, tout le monde a de l’essence, mais au marché noir, le prix est 2 a 5 fois plus cher que le prix officiel... Nous devons nous résoudre à acheter une quarantaine de litres à notre aubergiste, nous ne voulons pas prendre le risque de tomber en panne d’essence. La piste qui mène à Kiffa emprunte la mythique passe de Nega, bien connue des pilotes du « Dakar ». Je me réjouissais vraiment de la refaire. Nous n’avons pas été déçus ; l’amorce de la descente est toujours aussi impressionante avec son virage dans le sable mou et les calloux, entre des rochers. Les paysages qui suivent sont magnifiques. Nous faisons notre pause de midi en compagnie d’un berger, à coté d’une guelta où des chameaux, ânes et chèvres s’abreuvent paisiblement.
Les 100 derniers kilomètres sont très roulants sur une piste sablonneuse que j’apprécie beaucoup ; par contre, Kurt n’aime pas beaucoup ce genre piste. D’ailleurs il fait une chute à une bonne vitesse dans le fesch-fesch, mais heureusement, par miracle ne casse rien d’autre qu’une bride de son sac à dos...
A Kiffa nous retrouvons le « Dakar » et sommes contents de manger à nouveau correctement. Nous restons 2 nuits, car Kurt a quelques courbatures suite à sa chute. Comme nous en avons assez de la Mauritanie et que de toute façon nous n’avons plus de Ouguiya (monnaie mauritanienne) nous décidons de rallier au plus vite le Sénégal. Nous prenons une piste qui longe la frontière malienne et qui rejoint le fleuve Sénégal à Bakel. A une centaine de kilomètres de la frontière sénégalaise, ma moto s’arrête. On suppose tout d’abord un problème de mauvaise essence ; Kurt vidange le carburateur, essaye de le nettoyer, mais rien n'y fait, le moteur s’étouffe dès que l’on met des gaz. Par contre, Kurt constate qu’avec le « choke » on arrive à rouler mi-gaz. On continue ainsi jusqu’à Sélibabi, où l’on effectue nos formalités douanières, mais il est déjà 17 h. 30 lorsque l’on peut poursuivre et il reste encore 45 km de mauvaises pistes jusqu’à la frontière. Il fait nuit lorsqu’on arrive enfin à Gouray, point de passage du fleuve pour Bakel. Nous trouvons un gentil policier qui nous organise la traversée, car de nuit, ce n’est théoriquement plus possible. Pour 10 Euro, nous trouvons une grosse pirogue où nos deux motos sont chargées à bras et nous franchissons le fleuve en quelques minutes. J’étais un peu inquiète, mais tout s’est bien passé. A Gouray, Mauritanie, il n’y a pas d’électricité, pas de restaurant, pas d’auberge et bien entendu, comme partout en Mauritanie, pas d’alcool. De l’autre côté du fleuve, à 50 mètres, à Bakel, il y a de la lumière, des bars, des restaurants, des auberges, de la musique à tous les coins de rue... C’est incroyable ce contraste. Par contre, il n’y a pas de banque et nous n’avons pas de francs CFA. Avec nos quelques euros, on réussit quand même à se loger et manger.
Le lendemain, on continue par la route sur Tambacounda, 240 km à 60 km/heures. Là on retrouve les assistances du « Dakar » qui attendent leurs pilotes le jour suivant. C’est donc sans peine que l’on obtient de l’aide, et Patrick Kalberer, mon ancien mécanicien (Dakar 1998) trouve immédiatement le problème. L’aiguille du carburateur est cassée. Il me fait une réparation provisoire et ma moto marche à nouveau bien. On profite également de changer nos pneus avants et poursuivons gentiment notre route jusqu’à Dakar.
Nous assistons à l’arrivée du « Dakar » au Lac Rose, malheureusement il n’y a plus de suisses en course, mais nous retrouvons Herbert Schek, et sa fille Cornelia, venu féliciter son autre fille Patricia (Schek) Watson-miller qui remporte la catégorie féminine.
A Dakar nous rechargeons nos batteries à la Voile d’Or, petit coin de paradis au bord d’une jolie de plage avec des palmiers. Nous en avons bien besoin, car les 2 dernières semaines en Mauritanie étaient très éprouvantes : la journée on s’est régalé sur les pistes, mais l’hébergement est souvent très limite ; une paillasse parterre, souvent sous tente, des sanitaires précaires et la nourriture toujours la même, couscous ou bien éventuellement spaguettis avec la même sauce, parfois sucrée.
Herbert et Cornelia Schek restent 2 jours avec nous avant de s’envoler pour l’Allemagne. Aujourd’hui nous avons reçu le carburateur que l’on m’a envoyé de suisse, demain on pourra le changer .
Mardi 24 janvier nous prenons le bateau pour la Casamance, oĂą nous allons rendre visite Ă  des amis.
Prochaines nouvelles ??? Inch AllahÂ…
Salutations Ă  tous.
Isabelle et Kurt

Von Atar nach Dakar
Auf der Piste von Atar nach Chinguetti treffen wir wieder auf Christian aus dem Allgäu. Mit ihm sind wir bei der Zielankunft der Motorräder der Dakarrallye dabei. Den Abend verbringen wir zusammen im Bivouac mit gutem Essen und einem kleinen Service an unseren Motorrädern. Am nächsten Morgen verabschieden wir uns von Christian, denn er muss wieder Richtung Tanger. Bei uns geht es weiter Richtung Tidjikja. Diese Piste wollten wir im 99 schon fahren, mussten aber wegen meines Schlüsselbeinbruchs an Weihnachten eine leichtere Variante nehmen. Am Anfang haben wir etwas Mühe die richtige Piste zu finden, dann macht das GPS von Isabelle Ärger, aber schlussendlich geht's los. Es ist aber in der Zwischenzeit fast 12.00 und laut unseren Infos braucht man 2-3 Tage bis Tidjikja. Wir wollen aber am Abend schon das sein! Die Piste ist am Anfang sehr kurvig und steinig, danach gibt es Dünen und viel Weichsand. In den Dünen verlieren wir uns aus den Augen, keine Chance den anderen zu finden. Also weiter zum nächsten GPS Punkt. Tatsächlich Isabelle ist schon da.
Den ganzen Tag haben wir nur ein Auto und ein paar Nomadenzelte gesehen. Es wird langsam dunkel und wir haben immer noch ca. 100 km vor uns. Also werden wir hier in den Dünen unsere Zelte aufschlagen. Dass wir 2 Zelte haben heisst aber nicht getrenntes Schlafen! Ein Zelt ist für das Gepäck und die Kleider reserviert. Das Dinner besteht aus Wasser, Brot und Käse (la vache qui rit). Am nächsten Tag stellt sich heraus dass unsere Entscheidung zum Campen richtig war. Die letzten 100 Kilometer sind die schönsten der ganzen Strecke. Kleine Dörfer, Oasen und Palmenhaine links und rechts. Um 11.00 sind wir in Tidjikja und essen zuerst mal eine Ladung Spaghetti, danach wir der Dreck der letzten Tage abgewaschen. Unsere Herberge ist genau gegenüber der Tankstelle und deswegen sollte es keine Probleme mit dem Nachtanken geben, theoretisch wenigstens. Am nächsten Morgen wollen wir tanken, nix Benzin, nur Diesel. Mit Diesel laufen nun mal die KTM's nicht. Also was tun? Der „Herbergsvater“ offeriert uns Benzin zum „Spezialpreis“, d.h. rund doppelt so teuer. Isabelle schnappt sich ihre KTM und fährt ins Dorf. Da sind die Preise aber noch „besser“, d.h. noch teuerer. Wir beschliessen unseren „Herbergsvater“ zu berücksichtigen. Es ist aber bereits schon wieder gegen 10.30 als wir losfahren. Über den legendären Pass de Nega geht es Richtung Kiffa. Die Gegend ist wunderbar, was man aber von der Piste nicht immer sagen kann. Wir fahren an vielen Dromedaren, Eseln, Ziegen und Schafen vorbei. Die letzten 100 Kilometer sind sehr schnell, dafür aber sehr sandig, was in meiner Beliebtheitsskala sehr weit unten anzutreffen ist! Es kommt wie es kommen muss, eine tiefe Spur und es haut mich in voller Fahrt vom Sattel. Eingetaucht in einen Berg von weichem Sand entweiche ich einer Stauwolke. Alles ist mehr oder weniger voll diesem „Scheisssand“. Aber zum Glück nichts kaputt, weder am staubigen Fahrer noch am Töff. Bis Isabelle zurückkommt steht alles wieder auf den Beinen und wird ausgeklopft. Wir sind dann noch bevor es dunkel wird in Kiffa. Da treffen wir wieder auf die „Dakar“ und es gibt gutes Essen. In Kiffa bleiben wir 2 Tage da der eine oder andere Knochen doch ein wenig schmerzt. Da uns die Ouguyas (Geld) ausgehen, wollen wir so schnell als möglich in den Senegal reisen. Wir nehmen die Piste von Kiffa nach Bakel entlang der Grenze zu Mali. Irgendwo unterwegs in der Pampa will das Motorrad von Isabelle nicht mehr. Immer wenn sie Gas gibt (und das gibt sie sehr oft und viel) stellt die Kiste ab. Da die Zeit wieder einmal knapp wird, suche ich nicht lange und mit einer Spezialeinstellung von Choke und Gas kann ich mit ca .50 km/h fahren. Ein tolle Spass ohne Power durch den Sand zu pflügen. Ich gebe mir aber Mühe und bleibe immer oben. In Sélibabi erledigen wir unsere Zollformalitäten. Es wird langsam dunkel und es sind noch 45 Kilometer sehr schlechte Piste. Mit erhöhtem Standgas erreichen wir die Grenze in Gouray. Es ist schon dunkel und wie an vielen Orten in Mauretanien gibt es keinen Strom. Zum Glück treffen wir auf einen sehr freundlichen Polizisten der uns beim organisieren der Überfahrt über den Fluss Senegal hilft. Für 10 Teuros werden unsere 2 KTM's von Hand in eine Piroge verladen! Die Überfahrt ist zum Glück problemlos und so erreichen wir bald Senegal. Wir fahren ins Dorf Bakel und da ist das Leben wieder. Überall Musik, Strom und alle Leute unterwegs. Auch gibt es wieder Bier. Der Weg zum Glück = 50 Meter über den Fluss. Wir haben en wieder einmal kein Geld (CFA) aber mit Teuros geht es auch.
Am nächsten Morgen baue ich erst mal den Vergaser aus. Habe ganz leichte Kopfschmerzen (ob es vom letzten Bier ist?). Ich reinige das Teil und hoffe auf Besserung. Nix Besserung trotz Hoffnung. Die nächsten 240 Kilometer sitze ich auf der linken Ar…backe und tuckere mit 60 km/h nach Tambacounda. Auf einmal reisst die Mühle an, mit 150 km/h spurten wir voran. Das geht ein paar Kilometer so, dann ist ende. Mir müssen tanken und erschreckt stelle ich fest, das die Kiste nun auch noch Öl sabbert. Des Rätsels Lösung, ein bisschen zuviel Öl im Motorengehäuse. Also weiter auf der linken A……. In Tambacounda treffen wir auf den ehemaligen Mechaniker von Isabelle an der Dakar 98. Er findet das Problem schnell. Die Vergasernabel ist abvibriert. Schnell wird provisorisch aus einer unpassenden Nadel eine Passende gebastelt. Wir wechseln noch auf die Schnelle unsere Bereifung vorne und dann geht’s Richtung Dakar. Ich kann endlich wieder mit meiner KTM fahren. Der nächste Tag, es ist Sonntag der 15.Januar, ist die Ankunft der Dakar am Lac Rose. Schweizer sind nicht mehr dabei, dafür erreich Patrizia (Schek) Watson-Miller als beste Dame das Ziel. Papi (Herbert) Schek mit Tochter Cornelia sind zu unserer Überraschung auch da. Alle gratulieren Patrizia zum Sieg und es gibt Champus.
Hier in Dakar erholen wir uns im Hotel Voile d'Or. Kleines Paradies mit Bungalows und schönem Strand. Die 2 Wochen in Mauretanien waren schön, aber sehr anstrengend. Herbert und Cornelia bleiben noch 2 Tage mit uns bevor sie wieder ins kalte Allgäu zurückfliegen.
Am Dienstag 24. Januar gehrt es weiter mit dem Schiff von Dakar nach Ziguinchor in Senegal.

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Diary Photos

Computerfreaks ???

Pass de Nega

Unterwegs in Mauretanien

Mit Piroge ueber die Grenze

Patrizia und Herbert Schek mit Isabelle


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